Méthode Palo Alto

L’approche systémique et stratégique brève s'adresse à toute personne (adulte, adolescent, enfant) qui rencontre un problème personnel, professionnel ou relationnel et qui souhaite le prendre en charge.
La méthode Palo Alto : c’est une façon alternative de concevoir la souffrance psychologique ainsi qu'une méthode prenant en considération une grande "oubliée" de notre culture: l’interaction.
 
En bref :
 
L’approche dite – non-normative ou non-pathologisante - ne repose pas sur 'une vision experte ou  normative de ce qu'est "une personne équilibrée" ou "un couple réussi", ou encore "une famille normale". La personne qui souffre est elle-même experte de son problème, et chaque personne, chaque couple, chaque famille dispose d’un seuil de tolérance différent. C’est   la souffrance ou l'insatisfaction de la situation actuelle et la volonté de changement qui déterminent l’orientation du travail en consultation. C’est la raison pour laquelle, dans une famille par exemple, la plupart du temps le travail est effectué avec les parents, car ce sont eux qui sont le plus désireux d’obtenir un changement.
 
La méthode :
 
La méthode Palo Alto est une méthode pragmatique de résolution de problèmes, dans laquelle le l’intervenant va s'attacher à élaborer une compréhension fine des interactions concrètes que la personne entretient avec elle-même, avec les autres et avec le monde en général et qui sont en lien avec la construction du problème. Chacun cherche à trouver un équilibre à ces différents niveaux pour mener une existence satisfaisante, mais dans certains cas, il peut arriver qu'un cercle vicieux s'installe, et on doit alors parfois faire appel à un professionnel pour trouver des solutions différentes. D’autres personnes impliquées dans la situation peuvent être sollicitées pour arriver au changement souhaité.
 
Grâce à un accent important posé sur le relationnel, la compassion et la validation émotionnelle, mêlant plusieurs outils psychologiques déjà éprouvés (écoute active, hypnose conversationnelle notamment) le problème est reformulé selon une vision interactionnelle.
Après avoir cerné le fonctionnement interactionnel de la problématique, l’intervenant co-construit avec son client, des pistes de changement et l'invite à poursuivre le travail en lui demandant de réaliser chez soi des « tâches concrètes »,  pour l'aider à dépasser progressivement ses difficultés dans sa vie de tous les jours.
 
Au final, l’originalité de la méthode repose d’une part sur la précision de ces « tâches ». Celles-ci, bien que très précises, peuvent sembler anodines, mais par leur aspect paradoxal tout en s’insérant dans les valeurs et la vision du monde de la personne, elles remanieront complètement la problématique, à l’insu des personnes concernées, mais jamais à l’encontre de leurs objectifs de changement exprimés en début de séance. C’est alors qu’après avoir expérimenté concrètement ces nouvelles pistes, que le client s’aperçoit qu’il a opéré un virage à180° ( par rapport aux tentatives de résolutions habituelles) et que le problème n’est plus présent.
 
Les changements apparaissent rapidement, en principe 2-3 séances, fixées la plupart du temps à 2 semaines d’intervalles suffisent, puis encore 2-3 séances de consolidation, fixées à intervalles plus grands (1 mois, 2 mois, 3 mois) sont nécessaires.
 
Quelles situations :
 
Cette approche a démontré son efficacité dans le traitement de problèmes étiquetés comme troubles de l'humeur (dépression, troubles bipolaires), troubles anxieux (phobies, attaques de panique), troubles alimentaires (anorexie, boulimie...), troubles obsessionnels compulsifs, troubles du sommeil, difficultés de couple et difficultés dans les relations parents-enfants.
 
Des interventions sont également possibles dans le traitement des situations de souffrance au travail (surmenage, burn-out, bore-out, démotivation, harcèlement...) et de problèmes scolaires (phobies scolaires, difficultés d'apprentissage, violence dans la cour d'école, épuisement de l'enseignant...).