Prise de position

Caritas Jura agit sur le terrain au niveau des conséquences de la pauvreté, mais l’institution voudrait agir aussi en amont et contribuer à limiter les causes de la précarisation.
Notre expertise dans certains domaines nous autorise à apporter nos compétences aux débats politiques. D’une manière générale, et dans la ligne de Caritas Suisse, l’institution donnera son avis par des prises de position publique lorsque le sujet est concernant. Que ce soit à travers les publications régulières ou dans le débat politique, Caritas Jura peut livrer son expérience de terrain pour traduire les réalités vécues par les personnes les plus fragiles.
 
A l’avenir, Caritas Jura cherchera donc à augmenter son influence dans le débat sur de certaines questions sociales. Partie prenante dans plusieurs thématiques, Caritas Jura se positionne régulièrement sur les questions liées à la pauvreté, et notamment lors des publications du rapport annuel sur la pauvreté.
 
La direction, le comité et le personnel se tiennent également à disposition afin de donner un éclairage sur des problématiques connues à travers nos activités. Ces connaissances nous permettent de donner un avis sur des mesures à prendre pour faire diminuer la pauvreté.
 

Le défi du chômage de longue durée

Malgré les améliorations conjoncturelles, le chômage de longue durée continue d’augmenter. Le diable se cache souvent dans les détails. Il en est ainsi du chômage. En effet, selon la définition qui est donnée à cette notion, le taux de la population active à la recherche d’un emploi passe de 2,1% à 4,2%. 

Derrière ces écarts importants qui faussent la perception de la situation réelle des personnes à la recherche d’un emploi, certaines catégories de la population se retrouvent durablement éloignées du marché du travail et émargent désormais à l’aide sociale.
Les Caritas de Suisse romande ont souhaité remettre l’église au milieu du village en éclairant de manière approfondie et étayée la réalité du chômage de très longue durée et des personnes qui le subissent.  En conclusion, elles suggèrent un nouveau modèle d’insertion professionnelle des chômeurs de très longue durée consistant à :
 

a) Répondre à leur demande d’emploi dans le cadre d’une offre d’emploi inclusive

b) Proposer de tels emplois grâce à l’activation des dépenses passives de l’aide sociale.

 
La description de ce modèle, de son principe et de ses modalités concrètes, fait l’objet de documents séparés – destinés à la discussion avec les autorités, organisation et milieux intéressés.